Il est urgent de plafonner les frais d’incidents bancaires

Publié le 15 mai 2020 | UDAF 12

Crise sociale : Il est urgent de plafonner les frais d’incidents bancaires pour tous les consommateurs

Il y a 3 ans, l’Unaf avait fait éclater le scandale des frais d’incidents bancaires abusifs, depuis le droit des consommateurs n’avance que lentement.

Si la crise des gilets jaunes a permis de premières avancées, l’urgence sociale liée à la crise sanitaire actuelle justifie une accélération du processus. Pour l’Unaf, la proposition de loi programmée fin mai au Sénat sur l’encadrement des frais d’incidents bancaires doit constituer une opportunité décisive pour permettre enfin une tarification responsable des banques pour tous les consommateurs.

Le problème des frais bancaires abusifs reste entier. Censés prévenir les clients « dans le rouge », ces frais, prélevés en cas de dépassement du découvert autorisé, sont pourtant facturés en cascade et de façon automatisée (12€ la lettre, jusqu’à 50€ le frais de rejet de chèque…). Au lieu d’aider les clients, ces frais aggravent les situations : ils génèrent en fait un véritable appauvrissement de tous ceux qui traversent, de façon ponctuelle ou structurelle, des difficultés financières.
Pour faire face à l’urgence sociale liée à la crise sanitaire, qui concerne des millions de familles de toutes catégories sociales, les aides publiques versées aux ménages risquent donc de s’évaporer en frais d’incidents bancaires, n’atteignant pas leurs objectifs : préserver le pouvoir d’achat et redonner confiance aux familles.
Retrouvez le communiqué de presse de l’UDAF.

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