Expertise

Niveau de vie et pauvreté en 2024 : Les niveaux de vie augmentent sans freiner les inégalités

Nouvelle publication statistique pour suivre l'évolution de la pauvreté monétaire, des niveaux de vie et des inégalités en France métropolitaine.

L’Insee a publié, le 9 juillet 2026, son « Insee Première » consacré aux niveaux de vie et à la pauvreté en 2024. Cette publication constitue la principale référence statistique pour suivre l’évolution de la pauvreté monétaire, des niveaux de vie et des inégalités en France métropolitaine.

Selon l’Insee, le niveau de vie a progressé en France en 2024, mais cette amélioration n’a pas suffi à faire reculer la pauvreté. Ainsi, le taux de pauvreté reste à un niveau record tandis que les inégalités continuent de se creuser

En 2024, les niveaux de vie augmentent dans un contexte de net reflux de l’inflation. Cette hausse concerne toute l’échelle des niveaux de vie.

Voici les principaux résultats :

La privation matérielle et sociale s’est stabilisée à un niveau élevé en 2022. Début 2023, elle concerne 12,3 % de l’ensemble de la population de 16 ans ou plus vivant en logement ordinaire en France métropolitaine, niveau semblable à celui de début 2022 (12,1%).

Début 2021, le taux de privation matérielle et sociale avait nettement baissé en raison de la crise sanitaire. D’une part, les mesures exceptionnelles de soutien aux ménages les plus modestes avaient permis de maintenir leurs ressources, et d’autre part, les restrictions de déplacements et d’activités, ainsi que les fermetures de commerces et services, avaient limité les possibilités de consommer et, par ce biais, réduit les privations ressenties par les personnes.

Début 2022, les privations avaient augmenté sous le double effet de la fin des restrictions liées à la crise sanitaire et du début de la hausse des prix, venue éroder le pouvoir d’achat des ménages.

L’inflation est restée forte toute l’année 2022 ; toutefois, le taux de privation n’augmente que très légèrement début 2023. Les mesures ciblées de soutien ont permis de contenir l’effet de l’inflation sur les personnes défavorisées (revalorisation des prestations sociales, « bouclier loyer » qui plafonne les revalorisations des loyers à 3,5 %, chèque énergie, indemnité inflation, etc.), et les ménages modestes se sont endettés ou ont puisé dans leur épargne pour ne pas se priver.

Le risque de privation matérielle et sociale est fortement lié au niveau de vie, à la catégorie socioprofessionnelle, au niveau de diplôme, à l’âge et au type de ménage. Les familles monoparentales, et dans une moindre mesure les familles nombreuses, sont particulièrement exposées.

Abstraction faite des enfants, la pauvreté en conditions de vie affecte davantage les jeunes âgés de 16 à 24 ans. À l’inverse, les personnes de plus de 65 ans sont les moins touchés (8,8 % d’entre elles).

Retrouvez l’étude de l’Insee

Dans la même catégorie