Expertise

Réforme du Complément Mode de Garde : évaluation à 6 mois d’exercice

Depuis le 1er septembre 2025, le complément de libre choix du mode de garde (CMG) a évolué, qu'est-ce qui change pour vous ?

Pour évaluer concrètement cette réforme, l’Unaf a lancé un appel à témoignages auprès des parents.

Les 1 792 retours recueillis permettent de mieux identifier les familles perdantes, de mesurer les conséquences de ces pertes et ainsi de dénoncer les effets de cette réforme, à corriger.

Les chiffres inquiétants du rapport de l’Observatoire national de la petite enfance (Onape 2025)

 

Qui sont les parents qui subissent une hausse de leur reste à charge :

Les parents témoignent d’un impact négatif sur leur emploi qui peut décourager leur activité professionnelle :

Les parents témoignent d’un impact sur la réalisation de leur désir d’enfant :

Les propositions de l’Unaf pour corriger les effets de cette réforme

Depuis dix ans, le coût de l’accueil des jeunes enfants ne cesse de croître : restrictions des aides publiques, augmentation des tarifs en crèche, diminution du nombre d’assistantes maternelles entraînant une hausse de leur tarif horaire… Pourtant, de nombreux parents peinaient déjà à assumer ces dépenses.

Pour y remédier, l’Unaf propose plusieurs mesures :

Créer un observatoire des restes à charge des familles, incluant des critères d’évaluation précis, pour mieux documenter le coût réel de l’accueil du jeune enfant.

Instaurer un plafond pour le montant restant à la charge des parents, quel que soit le mode d’accueil choisi.

Revaloriser le CMG en fonction du coût horaire médian réel des assistantes maternelles, observé l’année précédente, plutôt que sur l’inflation.

Après corrections, poursuivre l’évaluation des effets de cette réforme, afin d’ajuster le dispositif.

Éviter d’évaluer la réforme uniquement à travers l’évolution du CMG moyen, car celle-ci peut masquer des effets négatifs pour les familles (réduction des petits contrats horaires, hausse des tarifs des assistantes maternelles, etc.).

À l’heure où la natalité recule et où le pouvoir d’achat des familles est sous pression, la mise en place du service public de la petite enfance ne doit pas se traduire par une explosion des coûts qui rendrait l’accueil inaccessible pour certaines familles ou contraindrait des parents — notamment des mères — à renoncer à leur emploi.

Retrouvez l’intégralité du communiqué de l’Unaf

Dans la même catégorie